jeudi, 04 septembre 2008

6 et 7 septembre à Chiré-en-Montreuil

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Pourquoi Arte a peur du Linceul de Turin ?

En 2003, une émission fut très regardée sur Arte, au point d’être deux fois diffusée, parce qu’annoncée sur Léonard de Vinci : elle tentait de nous persuader que le génial Florentin fut l’auteur de la toile qui est à Turin : ce fut si gros, si absurde et si manifestement sans le moindre élément susceptible d’étayer si peu que ce soit la thèse, qu’elle a été enterrée dès que le film fut oublié.

Le dimanche de l’Épiphanie 2008, Arte a récidivé avec une émission qui n’a servi qu’à embrouiller un peu plus le spectateur ; une émission où l’on n’a rien appris sinon à opposer des romans de second ordre à des faits établis ; des erreurs grossières y ont été commises, démontrant qu’on ne possédait pas le dossier dans sa complexité ; une émission présentant quelques éléments en vrai rapport avec le sujet sur cet écran - le codex de Pray, le beau et important travail d’Aldo Guerreschi sur les auréoles d’eau - mais, et c’est scandaleux, l’essentiel a été passé sous silence.

Ainsi fut-il affirmé péremptoirement qu’on ne savait rien de ce document avant l’année 1359, date de son apparition à Lirey, près de Troyes en Champagne. Je donne des conférences sur ce sujet précisément, et ce qui se passe avant cette année-là me tient pendant une heure... Le cher Yan Wilson, auquel on permit de dire quelques mots, lui qui est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire sindonienne, a dû en rester stupéfait.

Un certain Karsten prétendit, sans le moindre élément historique susceptible de rendre crédible son roman, que le Linceul est « la preuve que Jésus n’est pas mort sur la Croix » ; il évoque, tel un nécromant inspiré par je ne sais quel démon, un complot de Joseph d’Arimathie pour empêcher son ami de mourir. Il le fait anesthésier puis « recouvrir » d’un linceul - mais non « envelopper » car il ne fallait pas que l’image soit déformée, comme si l’on avait eu l’habitude à cette époque-là de fabriquer de telles images, dont hormis celle du Linceul nous ne possédons aucune autre, à part l’image de saint Charbel Maklouf et d’une dame chrétienne du Fayoum !

Jésus est alors « vu » par notre homme s’échappant quelques vingt-quatre heures plus tard de ce linge : le fabulateur ne s’est même pas rendu compte qu’il disait une énormité, une sottise qui le condamne : les images sanguines, intouchées, interdisent absolument ce genre d’événement. Oui, le sang, que certains ont allègrement nié être du sang alors que de multiples analyses parfaitement menées indiquent qu’il s’agit de sang humain du groupe AB, le sang sur le Linceul présente un aspect radicalement impossible : il est intact, rien n’a posé sur lui alors pourtant que le Linceul a enserré ce corps. L’unique intervenant qui a parlé de la « dématérialisation » la traite comme une hypothèse absurde, alors qu’en 1993 des scientifiques de cinquante pays différents - excusez du peu - l’ont déclarée « seule explication possible » de ce « fait », qui est un fait objectif, quoique l’on ne puisse le qualifier de scientifique puisque l’on n’a jamais observé ni reproduit de dématérialisation : comment nier ce qui se montre ? Si Jésus vivant, hypothèse absurde et folle, était sorti de ce drap, les taches de sang auraient présenté l’aspect de sang arraché, ou de pansement. Et cela n’aurait pas pu être autrement, que l’on soit ou non partisan de l’authenticité. L’honneur du scientifique est là : reconnaître ce qui est, même ce qu’il ne comprend pas !

On a soigneusement évité de dire que la couleur qui fait surgir l’image, extrêmement superficielle, correspond à une photogravure : là où l’image est foncée, il y a beaucoup de fibrilles touchées, là où l’image est claire, il y en a beaucoup moins.

Carbone 14

Le cas du carbone 14 a été évoqué, mais ce qui prouve qu’il n’est pas crédible n’est pas l’espèce de roman policier que l’on fait à son sujet quoique pas tout à fait invraisemblable : l’un des principaux arguments fut juste nommé pour être aussitôt, mais sans explication, déclaré absurde : or il ne l’est pas, c’est même un fait nouveau, qui était inconnu des carbonistes eux-mêmes. Il s’agit du film d’origine bactérienne qualifiée de bio-plastique par son découvreur, l’États-unien Leonço Garcia Valdès - ce fut en 1996 -, à cause de la toujours actuelle impossibilité de le nettoyer. Or ce film, trouvé sur des objets mayas que le C14 rajeunissaient de six siècles - ce qui était impossible - le fut également sur le Linceul comme sur bien d’autres étoffes par la suite, au point de mobiliser aujourd’hui divers biologistes - à l’Institut catholique d’Angers par exemple - en vue de trouver le moyen de l’éliminer. Étrange omission, n’est-il pas ?

Quant à la vaniline absente là où est l’image alors qu’elle est présente là où furent pris les échantillons pour le C14, on joua les innocents qui ne savent rien. Mais la vaniline disparaissant sur 1300 ans, on peut affirmer que l’analyse faite par Rogers en 2002 prouve que le Linceul est au moins d’avant le 8e siècle... et que les échantillons ne sont pas représentatifs de l’essentiel du document. Certes, il fut question de la couture typique du 1ier siècle, sans ses rendre apparemment compte qu’à elle seule elle oblige à rendre le Linceul au premier siècle.

L’ensemble de ces éléments indique qu’il serait aujourd’hui totalement absurde à la fois de continuer à idolâtrer la datation de 1988 comme de demander une nouvelle analyse. Karsten, encore lui, trouve étrange, mais il n’est pas le premier, que Jésus soit mort si rapidement alors que « d’autres crucifiés sont restés vivants jusqu’à cinq jours ». Mais ceux-là avaient-il subi l’hémathidrose totale de Gethsémani, soit le « symptôme d’une souffrance absolument intolérable », ni l’hallucinant interrogatoire qui s’est déroulé du jeudi soir au vendredi matin dans un tourbillon d’allées et venues où les gardes ne le ménageaient guère, ni l’impensable flagellation, fort mal décrite dans l’émission où l’on parle de trente-neuf coups alors qu’un coup à cette époque ne représentait que celui donné par une lanière du flagrum romain, ce qui fait deux coups à chaque application du fouet, renouvelée au moins soixante fois ? L’hémathidrose aurait pu à elle seul être une cause de mort ; la flagellation elle aussi : mais la perte de sang cumulée - sans doute plus que la moitié du sang disponible - condamnait de toute façon Jésus à mort parce que les reins ne pouvaient qu’être arrêtés afin d’orienter la circulation vers le cerveau.

Ne pas tenir compte de tous ces faits pour continuer à favoriser la thèse du faussaire médiéval est insultant pour l’intelligence et la vérité.

Gâchis obstiné

Il est vrai que ce doit être une émission venue des États-Unis : tous les intervenants sont anglophones. Si la recherche sindonienne n’était là-bas que de cette médiocrité, ce serait consternant. Mais elle ne l’est pas, les Jackson, Adler, Stevenson et autres Rogers en témoignent amplement, même si on ne les a pas nommés. Était présent l’un des membres de leur équipe de 78 dont hélas j’ai oublié de noter le nom : il fut le seul à dire d’excellentes choses, avec Y. Wilson, mais il n’eut que la portion congrue.

On peut parler de gâchis, et de gâchis obstiné. Les habitués d’Arte ont droit à une information qui ne les bafoue pas, qui ne les prend pas pour des imbéciles, qu’ils soient chrétiens ou non. Quand on aborde un sujet aussi complexe et extraordinaire, on peut également se passer d’évoquer un certain nombre de ridicules fantaisistes qui se prennent pour de petits génies.

De tout cela surgit nécessairement une question curieuse : qu’est-ce qui fait si peur dans le Linceul aux dirigeants d’Arte ? Il ne les obligera pas à s’agenouiller et à croire en Jésus le Ressuscité : il s’agit de tout autre chose. À moins qu’ils aient pour leurs spectateurs des attentions que l’on attendrait plutôt comme venant de la rue Cadet.

Découverte Ah ! il n’existe aucune divergences entre le Linceul et le texte évangélique, mais on découvre vingt-six points de correspondances : deux fois plus qu’il n’en faut pour être absolument certain qu’il ne peut pas être celui d’un autre. Elles sont toutes très intéressantes, parfois stupéfiantes ; je ne donne ici que celle que j’ai découverte récemment, et qui concerne le trou dans la barbe de Jésus.

Les Grecs, qui observaient cette image très légère, en avaient déduit que Jésus portait une barbe à deux pointes. Mais le vide qui se voit n’est pas au centre de cette barbe, il a une forme de trou et ne présente donc pas l’aspect angulaire qui devrait être le sien s’il s’agissait d’une barbe bifide : en revanche, il correspond parfaitement à l’habitude des membres du Sanhédrin qui était d’arracher un morceau de la barbe de ceux qu’ils condamnaient pour blasphème, condamnation pour laquelle Jésus mourut.

Article du Père Xavier, publié le 13 février 2008 sur Centre Aigle

dimanche, 24 août 2008

XXXVIII èmes Journées Chouannes les 6 et 7 septembre 2008

coeurchouan1sd3.jpgLe samedi 6 et le dimanche 7 septembre 2008 auront lieu les XXXVIIIème journées chouannes dans les locaux de SA D.P.F. à Chiré-en-Montreuil. Seront notamment présents:

Roger Holeindre, Martin Peltier et Reynald Secher

SA D.P.F. BP1 86190 Chiré-en-Montreuil

Tel: 05.49.51.83.04 Fax: 05.49.51.63.50

@: sadpf.chire@gmail.com

 

 

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jeudi, 21 août 2008

Crise de la transmission de la foi

Le christianisme va-t-il disparaître.JPGRenaissance catholique publie systématiquement les interventions des conférenciers animant ses universités d'été. Cela donne la plupart du temps de beaux ouvrages d'environ 300 à 350 pages, dotés d'une jaquette de qualité. Ces ouvrages constituent de véritables mines d'intelligence et de doctrine qui devraient figurer dans toute bonne bibliothèque.

Les textes des conférences données au cours de l'été 2001 n'ont été publiés qu'en juin 2007 et parmi ceux-ci, un long article de Daniel Raffard de Brienne, intitulé "Crise de la transmission de la foi". Nous vous en livrerons l'intégralité mais en plusieurs fois.

Crise de la transmission de la foi

 La transmission des principes, des connaissances et des raisons de croire est toujours et partout une chose délicate : « On ne naît pas chrétien, on le devient », selon les mots de Tertullien. Loin de se limiter à l’éducation des plus jeunes, elle met en jeu la totalité de la communauté de l’Eglise appelée à se pérenniser, à transcender la ligne de partage entre les générations. Dans toute perspective humaine non dévoyée, à plus forte raison dans la notion chrétienne de vocation, de piété filiale et de paternité, cette transmission constitue le premier des devoirs. Conformément à ses racines étymologiques (tradere, transmettre), elle doit normalement se définir comme un héritage affectif et moral légué par le passé et conservé vivant dans le présent. Le dépositaire s’inscrit dans une « lignée » et ne manque pas d’en avoir conscience. Les principes qu’il professe, la foi qu’il embrasse, il sait que d’autres avant lui les ont défendus ; les valeurs pour lesquelles il combat, d’autres les ont incarnées ; les gestes qu’il fait, d’autres les ont accomplis. La notion d’enracinement conserve ici sa signification essentielle. Le passé demeure une réalité immédiatement sensible dans les pensées, la mémoire, les attitudes et comportements. Il est d’ailleurs singulier que la tradition soit définie autant par l’avenir que par le passé. Le passé renferme le « talent » donné à faire fructifier, mais c’est l’avenir qui oblige l’Ecclesia qui l’a reçu à se préoccuper de le transmettre. C’est l’avenir qui indique dans quel langage, avec quelles clefs il convient de le présenter aux générations futures qui devront à leur tour le transmettre. Dans quelle mesure chacun doit-il se considérer, pour l’essentiel de son être, comme le dépositaire passager d’un héritage lentement accumulé à travers le temps, le témoin, le mainteneur et l’agent de transmission au regard duquel la date de naissance n’a plus guère qu’une relative importance ? La tradition est immuable quand le groupe qui en est le gardien conserve sa cohésion et sa durée ; la tradition est condamnée à l’altération et à l’effacement quand le groupe s’effrite et se disloque. On comprend dès lors qu’il existe une bonne et une mauvaise manière de transmettre. Son particularisme n’est plus clairement reconnu. Elle ne s’attache plus à assurer la permanence et la défense de son identité propre. Cette crise est alors conçue comme un phénomène de brisure : c’est sur les fossés entre les générations que se trouve mise l’insistance bien plus que sur les ponts qui les relient. Les hommes ressemblent alors plus à leur temps qu’à leur père. Les esprits deviennent dépendants des péripéties et des vicissitudes de l’immédiateté du présent sans trouver le fil qui les relie à l’épaisseur du passé. A ce risque de dépérissement s’ajoute le risque d’une rupture brutale, lorsqu’un événement vient rompre ou paralyser la possibilité même de la transmission : révolution, génocide, bouleversement ecclésial. Les repères sont alors ébranlés dans leurs fondements et les rouages de transmission sont dispersés ou anéantis. Il n’est plus alors question que de survie, au risque de perdre le lien qui relie les générations. L’éventualité d’une reprise dépend dès lors de la capacité de refondation des familles, de la persistance de soutien ou de relais (les monastères par exemple), de l’importance des élites, c’est-à-dire de personnes déterminées, conscientes des biens à sauver et prêtes à se sacrifier pour les propager. Cela présuppose la pérennité d’un vivier humain ayant conservé un lien fort avec le passé collectif en voie d’abolition. Dans une période de carence des canaux ordinaires de la transmission de la foi, c’est même à ce milieu, en fait une gamme assez diverse de résistances, qu’incombent la charge de l’avenir, la continuité de la transmission. Cette charge écrasante est possible à assumer à la condition impérative d’en être conscient et de vouloir transmettre de façon efficace.

Ce rappel des enjeux posé, il convient maintenant de mesurer en détail l’amplitude de la crise de la transmission de la foi subie depuis le concile Vatican II.

« La catéchèse, disait le cardinal Billé, traverse un temps de crise, voire même de rupture. Il ne s’agit pas simplement de statistiques de baisse de rentrées ou de difficultés à recruter. Il s’agit d’abord d’un constat. De plus en plus de jeunes et d’adultes sont étrangers à la foi chrétienne, même parmi ceux qui participent à la catéchèse » (Discours d’ouverture de l’assemblée plénière des évêques de France en 2001 qui lance le « chantier » pour « refonder les pratiques de la catéchèse »). Effectivement, le bilan de trente années de « renouveau » est extrêmement inquiétant. Ceux qui observent l’évolution de la catéchèse en France depuis quelques années notent des phénomènes préoccupants : une baisse certaine des effectifs, une difficulté non moins certaine à renouveler le personnel disponible pour cette mission dont les compétences se font de plus en plus rares, et une réelle incertitude quant aux « parcours catéchétiques » à proposer ». La dernière enquête réalisée par le Centre national d’enseignement religieux (CNER) date de 1994. A l’époque, environ un tiers des enfants était catéchisés, mais ce chiffre était extrêmement variable selon les diocèses : 13% en Seine-Saint-Denis, 80% en Moselle, département concordataire, en prenant les extrêmes. On estimait que le nombre d’inscriptions diminuait de 1% par an, 4% des enfants catéchisés ne seraient pas baptisés, avec, là encore, des disparités régionales (9% en région parisienne, 1% en Moselle ou en Lozère). Il y avait, en 1994, environ 129 000 catéchistes, soit un pour huit enfants, des femmes à 90%. 92% étaient des laïcs, 4% des prêtres, 4% des religieux ou des religieuses. Depuis 1994, on estime que pour la tranche d’âge des 8-12 ans, la fréquentation est passée de 62% à moins de 45%, une régression annuelle de 1,7%, nettement supérieure aux prévisions. Dans le diocèse de Coutances, estime aujourd’hui le responsable régional de la catéchèse, on est passé de 65% à 50%. Comme si, dans les régions de l’Ouest à forte tradition catholique, on se rapprochait à grands pas de la situation nationale. Si l’on ajoute à ces chiffres la difficulté plus grande de trouver des bénévoles compétents pour faire la catéchèse, on sent bien, sur le terrain, que la crise est profond dans une société qui ne vit plus dans le « bain religieux ». Pour les observateurs, un basculement de société sans précédent s’opère sous nos yeux : « On vit encore sur l’héritage de ce qui a été créé et mis en place lors du Concile de Trente (1545-1560). C’est comme si on tournait une page de quatre cents ans d’histoire. Il n’est pas anormal que cela prenne un peu de temps », dit le même responsable régional. Denis Villepelet, premier directeur laïc, depuis 1996, de l’ISPC (l’Institut supérieur de pastorale catéchétique fondé en 1950 et accueillant aujourd’hui 140 étudiants) à la « Catho » de Paris, n’hésite pas à évoquer une « crise de la transmission » qui affecte la catéchèse en France. « Ce qui est proposé ne fait plus sens », ajoute-t-il. Autrefois le catéchisme était là pour étayer la foi des enfants dont l’éveil était assuré tout naturellement à la maison. Aujourd’hui, les catéchistes sont déroutés. Marie-Téhrèse Perriaux, responsable du service diocésain de la catéchèse de Clermont-Ferrand, 50 ans, mère de quatre enfants, qui compte à son actif une formation théologique à l’ISPC, affirme sans ambages : « Les catéchistes sont pessimistes. (…) On a demandé à des personnes de faire du catéchisme en leur faisant endosser une énorme et difficile responsabilité, sans formation et sans filet ! (…) Chacun bricolait dans son coin. Nous avons fait en sorte que ce bricolage se fasse en plein jour. »

Depuis une dizaine d'années, les pasteurs sont donc particulièrement alertés, notamment par le fait que de plus en plus de jeunes accèdent au mariage sans avoir été catéchisés, dans l'ignorance de la notion même de péché. Le problème se complique : la catéchèse se dédouble désormais et s'adresse aussi de manière habituelle à des adutes qui demandent le baptême ou qui, baptisés, découvrent les choses de la foi comme "recommençants". En 1999, 2 500 adultes ont reçu le baptême durant la nuit de Pâques. Le nombre total de catéchumènes était de 11 000 personnes : 3 500 ont fait leur "entrée en catéchuménat", 2 400 se préparaient à la confirmation, 1 300 se préparaient à leur première communion. Plus de 80% avaient entre 18 et 40 ans, 36% venaient de milieux populaires, 11% se trouvaient en situation de précarité, 70% étaient des femmes. La plupart se déclaraient sans religion avant leur conversion. Le temps de formation dure environ deux ans.

A l'intérieur même du "caté" des enfants, un nombre conséquent d'entre eux ne sont pas baptisés ou issus de familles qui vivent dans l'indifférence ou dont les parents sont séparés, leur éducation chrétienne familiale n'étant de ce fait nullement assurée. Des problèmes d'organisation à incidence politique viennent se greffer sur ces difficultés : le président de la commission épiscopale pour la catéchèse, Mgr Dubost, évêque d'Evry, constate la difficulté de plus en plus grande de trouver du temps libre pour les catéchismes du mercredi, réservé par la loi à des activités de ce type. Certes, les statistiques de fréquentation les plus pessimistes ne représentent, par définition, que la surface des choses : on ne mesure pas en chiffres et bilans l'action du Saint-Esprit. Qui peut prétendre sonder les voies de la grâce ? "C'est le mystère même de la foi. Pour rénover, rendre neuf le Nouveau Testament, rendre neuf l'Evangile, il faut être des saints et, le premier obstacle, c'est que nous ne le soyons pas", précise Mgr Dubost. Cependant la religion du Christ est celle de l'Incarnation et l'action divine passe par des signes humains.

Longtemps le catéchisme a concerné la quasi-totalité de la population même non pratiquante. L'effacement de la culture chrétienne des Français, largement constatée aujourd'hui a pour cause, non pas unique mais directe, la crise catéchétique de la fin des années soixante. Certes, le public dominical avait déjà largement diminué et vieilli dès les lendemains du Concile, mais les enfants passaient encore presque tous par le catéchisme. Aujourd'hui, constatait déjà le rapport Dagens, du nom de l'actuel évêque d'Angoulême, approuvé par l'assemblée des évêques de France en novembre 1994, "pour beaucoup d'enfants de notre pays, l'initiation aux valeurs fondatrices de l'existence s'effectue en dehors ou à l'écart de la "tradition catholique". D'autant plus que cette tradition est souvent réduite à une "donnée culturelle" indépendante de la foi" (Proposition de la foi dans la société actuelle).

à suivre...

dimanche, 20 juillet 2008

MISSA, pour la solidarité des catholiques

missa-gp1.jpgMISSA est un groupe visant à resserrer les liens entre les catholiques « traditionnels» (pas nécessairement « traditionalistes »), notamment grâce à internet. Les domaines dans lesquels MISSA peut apporter son aide sont très divers : professionnel, commercial, associatif, information, petites annonces et bien sûr religieux.

De plus MISSA présente le double avantage d’être à la fois gratuit et local. Ce groupe est indépendant de toute structure officielle, ce qui n’empêche pas bien sûr que nous soyons individuellement engagés dans tel ou tel mouvement. Il n’y pas d’association MISSA.

MISSA

mardi, 15 juillet 2008

Enquête sur les Croisades

enquête sur les Croisades.JPGEmission sur Radio Courtoisie, au cours de laquelle Serge de Beketch présente l'avant-dernier ouvrage de Daniel Raffard de Brienne "Enquête sur les Croisades" (éditions Via Romana).

Ecouter l'émission

lundi, 07 juillet 2008

Il y à un an...

DRB en conférence.JPGLe 7 juillet 2007 à 22h50, dans l'établissement médicalisé l'Arche, à Lille, Daniel Raffard de Brienne rendait l'âme dans les bras de son fils aîné, Arnaud, et en compagnie d'une proche de la famille. Il y eut, au moment de son décès, un phénomène tout à fait étrange, un signe extraordinaire, comme un ultime encouragement pour les deux témoins à ne jamais baisser les bras, ni douter de la vraie foi.

Muni des derniers sacrements, il nous a quittés le jour de la publication du Motu Proprio Summorum Ponticum autorisant la Messe Tridentine (rite selon le Missel romain promulgué par le Bienheureux pape Jean XXIII, en 1962, et jamais abrogé).

Daniel Raffard de Brienne qui avait tant oeuvré, écrit et animé de conférences pour le rétablissement de la Messe traditionnelle ne l'aura pas su de son vivant. Cette coïncidence de la parution du Motu Proprio le jour de son décès, véritable clin d'oeil du destin, n'aura pas été pour lui déplaire et l'on imagine combien il a dû la savourer d'en-haut.

Merci à tous ceux qui l'ont connu à travers ses multiples activités et engagements, de lui réserver leurs prières d'aujourd'hui.